samedi 14 mars 2020

Il suffit d'une seule femme écorchée pour embrasser toutes les luttes de celles trop longtemps bâillonnées, des hauts-le-coeur du chant éperdu de liberté par la révolte : Nina Simone.


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D'une voix sans maître,
Dans le feu d'une rébellion enracinée à la forge d'un caractère bien trempé,
D'un talent épuré du clavier pourpre à qui l'on a refusé les portes de la musique "savante" au seul motif de ne pas avoir la bonne couleur, 
Encore moins la bonne texture capillaire,
Par le vibrato drapé du velour frappé de l'injustice s'embrase la désespérance rageuse d'un chant que personne ne fera jamais taire.



Résultat de recherche d'images pour "nina simone"Parfois lasse de tant de luttes mais jamais vaines,
Ne laissant aucune place au repos,
A la limite de la déraison,
Parce que trop lucide sur le temps qu'elle sait compter pour celles qui en subissent les avanies au quotidien,
Nina Simone entonne le bramement qui ne recule pas,
Appelle à la révolte et à l'insoumission,
Incandescente au moindre manque d'un public qu'elle oblige à l'attention,
Pour mieux incendier de concert avec les sens de l'autre.


Aucune échappatoire, 
Aucun empêchement, 
Aucun épanchement,
D'une incantation au rêve, 
Par grognement, 
Chuchotant, 
Gémissant,
Implorant,
D'une intensité à fleur de sens, 
N'accordant aucune concession aux maux des vents mauvais de bas instincts,
Enfreignant souvent toutes les règles pour mieux imposer l'espoir de manière délibérément décalée,
N'hésitant pas à porter le poing,
Par le truchement d'un piano et d'une foi toute d'émotion au jus de foie loin d'être haché. 

Laissez-vous jeter au sort et atteindre au coeur,
Abandonnant au loin derrière la traverse de la rancoeur,
Porter par les justes causes de celle trop tôt touchée par les flèches de l'injustice,
Pour ne plus jamais marcher seul.e dans la frustration et l'abandon.

Le chant de l'opiniâtre insoumise Nina* vous accueillera toujours dans son réconfort car demain est votre tour.
CD-Kritik - Nina Simone: Nachrichten aus dem Jammertal - Wiener Zeitung  Online

(*) "On n'a pas le choix ; comment être artiste sans se faire l'écho de son époque ?" Nina Simone

Résultat de recherche d'images pour "nina simone"Nina Simone : An Artist's Duty (Le Devoir d'Être Artiste)


The Desperate Ones - Nina Simone (Nina Simone & Piano)

Strange Fruit - Nina Simone Live (Live at Morehouse College in Atlanta, June 1969)

Four Women - Nina Simone (Live in Holland, 1965)

Tomorrow is My Turn/Images - Nina Simone (Live in Holland, 1965)

Wild is the Wind - Nina Simone (Wild Is The Wind Live 1964)

Will I Find A Resting Place - Nina Simone (At Newport, At The Village Gate - And Elsewhere... [Live])

Mr. Bojangles - Nina Simone (It's Finished - Nina Simone 1974)

Just Like a Woman - Nina Simone (Here Comes The Sun)

The House of the rising sun - Nina Simone (At Newport, At The Village Gate - And Elsewhere... [Live])

The House of the rising sun - Nina Simone (Live in Europe 1968)

Why? (The King of Love Is Dead) - Nina Simone (Nuff Said!)

Isn't It a Pity? - Nina Simone (Emergency Ward)

I Wish I Knew How It Would Feel to Be Free - Nina Simone (Live At Montreux 1976)

My Baby Just Cares For Me - Nina Simone (Live at Montreux 1976)

The Thrill is Gone - Nina Simone (Piano) - (Nina Simone in Philadelphia)

I Put a Spell on You - Nina Simone (I Put A Spell on You)

You Never Walk Alone - Nina Simone (Little Girl Blue - 1958)

Feeling Good - Nina Simone (I Put A Spell On you - 1965)











jeudi 6 février 2020

Tant qu’il y aura des ponts pour faire lien ; le grand Duke de la fraternité des jazz.

Résultat de recherche d'images pour "duke ellington"S'il l'on devait ériger une figure tutélaire du jazz au Panthéon des artistes,
à l'égal d'un Shakespeare ou de Proust, de Stravinski ou de Picasso,
Comme une évidence s'impose "The Duke",
Grande arche balancée entre expressionnisme Big Band et Swing.

Comment s'extraire de l'intellect et faire sonner le coeur ?
Par une musique transfrontalière qui puise aux racines de tous les continents,
Se remplir du chant du monde au sillon de caravanes mélodiques,
Suivre les traces de l'humble berger dans la nuit au tempo de son seul bâton,
Qui, de solo en trio, 
de petites formations en grands orchestres,
Va consacrer le jazz en genre majeur de la musique du XXème siècle.

Ecouter Duke Ellington,
C'est s'aventurer en bordure de jungle,
S'enfoncer dans les nuits indigos d'Harlem aux humeurs interlopes,
Défier les serpents rampants dans les rues assoiffés d'or,
Conter fleurette aux Afriques,
Badiner en Eurasie ou bouillonner aux Amériques,
Au détour d'un brassage de notes pulsées à fleur de mille couleurs,
Et finir par cueillir la plus belle d'entre elles, Lotus Blossom,
Dans l'étal d'un lac aux polyphonies rythmiques.


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C'est aussi dénoncer et se battre,

Sans jamais désarmer
Contre les préjugés et l'injustice de la ségrégation raciale,
S'entourer d'un orchestre pour mieux saluer le talent de chacune et chacun, 
Compagnons de notes,
Et composer sans relâche pour embrasser toutes les rêveries du monde,
En laissant derrière lui sonner pour l'éternité,
comme prélude au premier baisé,
la Solitude multicolore du "Black, Brown and Beige".

Song of the Day: Duke Ellington, Charles Mingus, Max Roach - "Money Jungle"  - JAZZIZ Magazine

















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« Il n’y a que peu d’intérêt pour l’argent dans l’art, la musique sera toujours là quand l’argent se sera envolé ! » Duke ­Ellington









vendredi 10 janvier 2020

Dans la diaprure éparpillée d'éclats sonores inattendus, l'élégance d'un dandysme déraisonné et incongru : le Prophète "Monk"

Hommage à Thelonious Monk | cimiez.com : le blog-magazine de Cimiez



De celui qui ose tous les contrastes,

Mi Pianiste, Mi Peintre,
Percusifs, harmoniques, imprévisibles
Alliage de consonances aux dissonances atonales ;
Par le vide saisissant des silences sonores,
Dans l'épure et la simplicité de l'inopiné,
Impliquant la note par la discorde
Se dandine l'élégance du corps de Monk.

Car, et c'est une évidence, la fausse note n'existe pas sur un piano.

Elles s'entrechoquent, se répètent, 
Se heurtent, se pétrissent, se broient, se plaquent, éclaboussent,
Dans l'absence la plus totale de hiérarchie,
Se refusant l'une à l'autre,
Jaillissant du balancier de ce corps massif et maladroit,
Dans un bal de la Saint-Guy,
Irréfréné, 
Irréfragable,... 
Irrésistible !



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De ce chatoiement de couleurs, 
De sonorités inconnues jusque là,
Mélange de lumières et d'ombres entremêlées,
S'immisce une rythmique décalée 
à faire dandiner le postérieur du plus récalcitrant vissé sur sa chaise.

Ainsi s'ouvre,
Autour de minuit,
Les portes mystérieuses d'une musique de l'intérieur,
Provoquant un amour irraisonné pour ce chant du Diable,
Exigence d'un créateur au risque de la folie, 
Mystifiant au passage plus d'un effet papillon, 
dans les filets de charme et de passion telle une Pannonica devenue par légende l'ange protectrice du Jazz...


Vous avez dit Swing Céleste ?

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Thelonius Monk: "I play music that a blind and deaf can understand..."
(Je joue la musique qu'un aveugle ou un sourd peuvent comprendre...)




Caravan - Thelonious Monk (Thelonious Monk Plays Duke Ellington)

I Surrender Dear - Thelonious Monk (Brillant Corners)

Blues Five Spot - Thelonious Monk (Misterioso)

Just Me, Just You - Thelonious Monk (Thelonious Monk Live At The It Club - Complete)

Blue Bolivar Blues - Thelonious Monk (Monk's Dream)

In Walked Bud - Thelonious Monk (Misterioso)

In Walked Bud - Thelonious Monk (Underground)

Just a Gigolo - Thelonious Monk (Monk's Dream)

Misterioso - Thelonious Monk (Thelonious Monk's Greatest Hits)

Ruby My Dear - Thelonious Monk (Thelonious Monk With John Coltrane)

Pannonica - Thelonious Monk (Straight No Chaser - Original Motion Picture Soundtrack)

Bemsha Swing - Thelonious Monk Quartet (Live in Tokyo)

I'm Getting Sentimental over You (Live) - Thelonious Monk Quintet (Thelonious Monk Live At The It Club - Complete)

'Round Midnight - Thelonious Monk (Thelonious Himself)

'Round Midnight - Thelonious Monk (Mulligan meets Monk)

vendredi 20 décembre 2019

L'Homme à l'affût (*) avec pour seul cortège l'idiome de la musique comme axiome entre mélodie, harmonie et rythme ; Charlie "Yardbird" Parker !


Three performances honoring Charlie “Bird” Parker's legacy this month

Tel un diamant brut, 
dans l'éclat d'un son suprême, 
une supériorité étonnante sur n'importe quel autre musicien,
un exemple de grâce dans un âge sans grâce...


D'un visage cendreux, 
dans le souffle d'un bec d'alto jaillit l'élaboration d'un nouveau langage,
sans cesse en retard comme s’il voulait prendre de l’avance sur la musique du demain,
avec la fluidité du félin qui guette sa proie pour mieux bondir de sa cage.

Une musique qui se meut, 
dans des soubresauts parfois métaphysiques
pour élaborer une contre proposition d’imaginaire, 
élargir les possibles,
à l'immanence d'une tombée de notes spectrale,
une musique qui ne facilite ni l'orgasme ni la nostalgie.

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"Don't play the Saxophone ; let's play you."

Les notes ne suffisent jamais quand ce que vous avez à dire déborde de l'âme,
tant cette musique vous sort du temps,
dont le paysage qu'elle esquisse se casse en mille morceaux, 
comme le miroir de ce que vous pensiez être quand vous la laissez s’éloigner.

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Un homme pressé de jouer toutes les notes, 
de jouer encore et toujours la musique du lendemain, 
hanté par le temps pour marquer l’éternité,
soumis à l'inéluctable imminence : 
jouer à la vie comme si chaque note en dépendait,
pour mieux s'évanouir dans les paradis perdus !












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(*) L'Homme à l'affût - Julio Cortazar (Folio)












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dimanche 17 novembre 2019

Décrire l'autre monde, non du charme futile mais des profondeurs ; la vacance de Billie dans les abysses de l'âme.

Tout vieillit en nous à part le coeur,
un instrument qui se rouille si on ne le travaille pas au corps.



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Portrait de Billie Holiday, Downbeat, février 1947 © William Gottlieb (photo) - Library of Congress

Qui mieux que Lady Day pour lui donner une image musicale, 
une pulsation, une incarnation ;
le corps se fait alors voix...

De cette lumière sonore,
doucereusement trainante,
s'efface les tensions,
comble les gouffres qui nous composent.

De cette projection vocale tout à la fois douleurs, joies et peines,
elle nous convie à une densité quasi spirituelle,
dans le balancement de fruits étranges oscillants au gré des brisures.

De l’éclat émotionnel de son interprétation, 
prend source vie et force.

De la diversité des nuances, 
de ses inflections rejaillissent la beauté des couleurs,
qui épousent au plus étroit les contours 
des meurtrissures intimes que la vie forge.

Sous le halo des éclairages,
dans les nuances de brouillard morose, 
chaque note impact du chant profond,
rend l'oreille plus tendre,
et vibrionne nos émois.

Mettre une voix sur ces abîmes, 
sonder notre tréfonds qui souvent nous dépasse, 
se laisser submerger enfin ;

Tressaillir au vacarme insondable de la vérité du coeur, 
pour mieux sombrer dans les abysses corps et âme,
Et vibrer avec elle toutes les douleurs du monde.

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Billie Holiday lors d'une session d'enregistrement en studio, en 1957. Don Hunstein/Lebrecht/Rue des Archives


Strange Fruit (Metaphor of Terror) - Billie Holiday (Lady Sings the Blues)

Deep Song - Billie Holiday (You Go to My Head / Blue Moon / Tenderly)

Gloomy Sunday - Billie Holiday (Lady Day: The Complete Billie Holiday On Columbia (1933-1944)

My Man Don't Love Me (Fine & Mellow) - Billie Holiday (The Sound Of Jazz 1957)

Speak Low - Billie Holiday (All or Nothing At All)

Comes Love - Billie Holiday (Body & Soul)

What is This Thing Called Love - Billie Holiday (The Lady Sings)

Yesterdays - Billie Holiday (Billie Holiday)

Don't Explain - Billie Holiday (The Lady Sings)

Lady Sings The Blues - Billie Holiday (Lady Sings The Blues)

God Bless The Child - Billie Holiday (Lady Sings The Blues)

Body & Soul - Billie Holiday (Body & Soul)

Left Alone - Mal Waldron (Poem Billie Holiday) (Left Alone Revisited... A Tribute To Billie Holiday)

Left Alone - Jeanne Lee, Ran Blake (The Newest Sound Around)

Résultat de recherche d'images pour "billie holiday"Where's the love that's made to fill my heart?
Where's the one from whom I'll never part?
First they hurt me, then desert me
I'm left alone, all alone

There's no house that I can call my home
There's no place from which I'll never roam
Town or city, it's a pity
I'm left alone, all alone
Seek and find they always say
But up to now it's not that way
Maybe fate has let him pass me by
Or perhaps we'll meet before I die
Hearts will open, but until then

I'm left alone, all alone

Billie Holiday "Lady Day" (1915-1959)


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Résultat de recherche d'images pour "billie holiday""
Où est l'amour qui est fait pour remplir mon cœur ?
Où est celui dont je ne me séparerai jamais ?
D'abord ils me blessent, puis ils m'abandonnent
Je reste seule, tout seule

Il n'y a pas de maison que je puisse appeler ma maison
Il n'y a pas d'endroit d'où je n'irai jamais
Ville ou village, c'est dommage
Je reste seule, tout seule

Chercher et trouver, disent-ils toujours
Mais jusqu'à présent, ce n'est pas le cas
Peut-être que le destin l'a laissé passer
Ou peut-être que nous nous rencontrerons avant ma mort
Les cœurs s'ouvriront, mais d'ici là

Je reste seule, tout seule

Billie Holiday "Lady Day" (1915-1959)




mardi 12 novembre 2019

La puissance schizophrénique au service d'une musique à faire déciller les yeux et vriller les tympans du monde, l'animal Mingus !



L'instinct de Tueur,
L'envie de jeter à bas tout ce qui l'entoure y compris soi,
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la création et la destruction dans le même élan,
servis par une existence fougueuse et rebelle.

Tel le boxeur toujours prêt à livrer combat ; 
d'un oeil, on observe les deux autres : l'animal qui craint d'être attaqué et celui doux et aimant enclin à être possédé.

Des notes qui mordent dans le tendre
et éclatent telles des grenades,
à faire se tordre le plus robuste des tympans.

Des boules d'émotion où les images,
pétries dans la pâte humaine,
s'entrechoquent comme les billes d'un flipper jusqu'à l'exultation,
par temps de tempête.

Fureur de vivre pour mieux se libérer,
livrer combat à toutes les injustices,
au racisme ordinaire,
dans le déchirement des rêves effondrés d'une mère trop tôt disparue,
ou du parfum de la fleur blanche dont il s'est enivré jusqu'à l'évanescence.

Trois couleurs d'un homme à la musique aux mille éclats,
Hymne incandescent à la sensualité, au lyrisme, à la jouissance crue,

Porté par la rage de n'être pas considéré moins qu'un chien.

mardi 22 octobre 2019

Tel un barrissement, un yodel de la poitrine à la tête à vous estourbir le coeur : Pharoah Sanders


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Malaxage de tous les sons excessifs,
D'une trompe de sax sourd des trombes de notes,
Harponnant toutes les harmoniques.

Plus d'entraves, d'accords ni de gammes ;
Un cri libérateur, de l'intérieur, qui vous transperce.

Une autre langue se fait entendre, 
primale, 
dont on suit les inflections par pulsations jusqu'à lévitation,
hors de toute conscience.

On puise au plus profond de la musique,
Dépouillée,
Sous sa brutale âpreté,
Sans spiritualité,
Dans les éclats d'un panthéisme rageux,
Fusion de toutes les ethnies,
Par le mugissement de la véhémence,
Ou ce qu'il en reste quand on est déjà plus rien.

Brisure, télescopage, éclaboussures
Non pas pour éclairer mais pour ébranler, 
et se désentraver.

Faites en l'expérience ; vous n'en sortirez pas indemne mais sonner.


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"Elevation" - Pharoah Sanders ("Elevation" (1974), Impulse!)

"Africanos, Latinos" - Kahil El'Zabar's Ritual Trio feat. Pharoah Sanders (Africa N'da Blues)


"You've Got To Have Freedom" - Pharoah Sanders (Live)





jeudi 10 octobre 2019

Attention, Envoûtement ; vous entendez des voix !

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Fermer les yeux,
Tendez l'oreille, et laisser venir les vibrations.

Velouté,
Anguleux,
Fantomatique,
Grave ou cristallin,
Un son vous prend par la main.

Vous suivez l'inflexion,
l'enlacement d'un archet sur les cordes vocales qui ondulent,
où l'instrument se fait caresse, ou bien l'inverse, à vous bouleverser les sens...

Se dessine alors un voyage,
Au contours de l'inconnu,
Spectral, 
au rythme claudiquant d'un piano gauche.

Sur une crête, 
un oiseau dialogue, 
Aiguillone vos imaginaires,
à l'affût de chaque nuance.

Un lien s'instille,
Vous monte à la tête,
Des bulles pétillent, éclatent, 
Orgasmique !

L'esprit s'embrume,
Une toile se tisse dont vous ne voulez vous dépêtrer,
Suspendu, en équilibre, 
bancal.

Impregné,
Envouté vous finissez...

Les voix de Jeanne vous ont parlé, dans l'évanescence du chant de l'oiseau qui s'envole.🕊


Résultat de recherche d'images pour "jeanne lee"The Sea-gulls of Kristiansud - Jeanne Lee & Mal Waldron (Travellin' In Soul-Time - Live From Tokyo)

dimanche 29 septembre 2019

Allégorie de l'archange sous les traits du charme et de la volupté, dans les plissures et méandres de paradis artificiels, l'abstraction Chet



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Quand l'abstraction se fait corps,
les notes esquissées sont toujours justes.

Ecouter Chet, c'est parcourir les instances d’une méditation,
faire un pas de côté,
entrevoir les précipités bleus que le poète voit quand tous les autres baissent le regard,
aller droit à la tragédie,
d’un jeu qui nous renvoie à la vérité de nos vies,
ce tracé sinueux d'une note à l'autre avec le silence pour seule résonance.

Ici, peu de tempo ; ce qui a lieu se passe entre les sonorités, l'intention et soi,
cette pensée qui se distille et se propage entre le corps, les images et la musique,
l'étincelle de toute une existence qui s'ouvre.



jazz (& scrap) pages — Chet Baker Quartet, Stuttgart, Germany 1988 When...

Partir en ballade avec Chet, c'est être accompagné d'une longue série de caresses qui ne mènent nulle part,
se fondre dans le néant,
si bien que chaque fois qu'il joue une note, il lui fait un au revoir.


Le son rejoint le sens au delà de l'esprit,
irradie le clair de lune,
sépare les transparences,
ouvre les portes de l'entre-temps.

Se tenir là, c'est la vie,
un surgissement vers nous.



vendredi 27 septembre 2019

Kaleidoscope de la partition fusionelle, 'Chief' du Cool, mille Miles


A l'origine, le silence.

Résultat de recherche d'images pour "blue note francis wolff" Pour l'encadrer quelques notes,
Les meilleures, 
En sourdine.

Puisant à la source de toutes les influences
Protée de couleurs harmoniques,
Sans crainte de la fausse note acide.

Dans une atmosphère ouatée,
Nimbée de touches impressionnistes
Une toile de caresses vous enveloppe
Où fusionne toutes les musiques.

Une certaine idée de la palette noir bleutée,
Pour accompagner vos nuits,
Embrasser l'aube des matins,

Jusqu'à la grâce.

Un voyage aux mille Miles,
Pour suivre l'envol du flamand dans le ciel Bleu-Vert andalous,

Et éviter ainsi l'échafaud du réveil sur le Monde dernier.



" Il fait bleu dans l'homme à force de noir." Louis Aragon

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"Nuit Sur Les Champs-Élysées (Take 3)", Générique - Miles Davis (Ascenseur Pour l'Echafaud)

"Blue in Green" - Miles Davis (Kind Of Blue)

Automne Leaves - Cannonball Adderley with Miles Davis (Something Else)

"Nature Boy" - Miles Davis (Blue Moods)

"Flamenco Sketches" Miles Davis (Alternate Take) - (Kind Of Blue)

"Solea" - Miles Davis (Sketches Of Spain)

"Teo" - (Someday My Prince Will Come)

"Song n°1" - (Quiet Nights)

"Tutu" - (The Last Word)

It Never Entered My Mind - (Workin' With Miles Davis Quintet)

"Jean Pierre" - Miles Davis Septet (We Want Miles)