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jeudi 6 août 2020

Le temps suspendu d’un impressionniste dans la composition d’une toile évanescente, Bill Evans

Bill Evans : un jazzman et une icone de style et du cool

Une première note posée et déjà une couleur vient illuminer le cadre d'une transparence floutée,
Puis d'autres,
Jetées en l'air,
D'une pluie aigrelette,
Pour les faire éclore,
En suspend.

Alors la magie d'un coloriage modal introspectif se fait jour,
Vous enveloppe tout entier d'un fil de soie entre mélodies polyrhythmiques et syncopées,
Agrandissant la toile de sentiments impressionnistes,
Dans la nuance et la délicatesse,
Dans une cascade de notes cristallines et pétillantes.







La Dame Blanche s'invite en support pour granuler les inflexions de celles qui s'égrainent.

Stan Getz with Bill Evans Trio - You and the Night and the Music ...

Puis le feu incantatoire,
D'une conversation avec soi,
Pour vous saisir,
Vous embraser,
Et vous tendre en offrande la lumière intérieure du sentiment jamais exprimé.

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Tout en vous s'éclaire alors,
S'accorde,
Dans le calme, la fluidité et l'écoulement d'une source méditative virginale,
Pour donner forme et velouté à la passion aux milles colorations,
Intonations ininterrompues du poème de l'extase.

Bill Evans (pianiste) — Wikipédia

Avec lui, la musique refuse de mourir,
Car isolée, elle est vite brisée ;
De ces flagrances d'amour, de solitude, d'amitié, de révolte et d'éréthisme partagées d'hommes et de femmes,
Des liens irréfragables se tissent et s'allient.

El silenci de Bill Evans', per Jordi Puntí

Alors la poésie de la vie reprend ses droits pour ne jamais plus vous quitter,
Dans l'interlude de printemps retrouvés sur une valse de notes bleutées, 
à vous perdre dans les méandres de rêveries évanescentes sur un tapis de verdoyance.



The Peacocks — Stan Getz & Bill Evans | Last.fm






















 







dimanche 29 septembre 2019

Allégorie de l'archange sous les traits du charme et de la volupté, dans les plissures et méandres de paradis artificiels, l'abstraction Chet



Image associée
Quand l'abstraction se fait corps,
les notes esquissées sont toujours justes.

Ecouter Chet, c'est parcourir les instances d’une méditation,
faire un pas de côté,
entrevoir les précipités bleus que le poète voit quand tous les autres baissent le regard,
aller droit à la tragédie,
d’un jeu qui nous renvoie à la vérité de nos vies,
ce tracé sinueux d'une note à l'autre avec le silence pour seule résonance.

Ici, peu de tempo ; ce qui a lieu se passe entre les sonorités, l'intention et soi,
cette pensée qui se distille et se propage entre le corps, les images et la musique,
l'étincelle de toute une existence qui s'ouvre.



jazz (& scrap) pages — Chet Baker Quartet, Stuttgart, Germany 1988 When...

Partir en ballade avec Chet, c'est être accompagné d'une longue série de caresses qui ne mènent nulle part,
se fondre dans le néant,
si bien que chaque fois qu'il joue une note, il lui fait un au revoir.


Le son rejoint le sens au delà de l'esprit,
irradie le clair de lune,
sépare les transparences,
ouvre les portes de l'entre-temps.

Se tenir là, c'est la vie,
un surgissement vers nous.